Cortisol Queen

(3 avis client)

4,4912,00 TTC

Titre : Cortisol Queen

Auteur : Arnaud Arseni

Genre : Roman LGBT

ISBN Papier : 978-2-37521-178-6

Pages : 204

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Description

Cortisol Queen de Arnaud Arseni

À 35 ans, Lou enchaîne les rencontres sans lendemain, nourrit une sexualité à la fois libérée et torturée. Il n’a pas de plan de carrière et vit au jour le jour avec pour seules constantes les angoisses qui lui pourrissent la vie, et Sacha, son meilleur ami.

Sacha, il le connait depuis l’adolescence. Avec lui, il a survécu aux années collège, affronté les moqueries, les insultes, les coups. Ils luttaient contre les mêmes démons.

Lorsque Lou apprend le suicide de son meilleur ami, le traumatisme qu’il avait méticuleusement emballé et étouffé lui explose en pleine face. Si Sacha, qui était si fort, a succombé aux idées noires, comment pourrait-il y survivre, lui ?

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Brand

Arnaud Arseni

Arnaud Arseni est né à Liège, à l’est de la Belgique, le mardi 10 mai 1983 à 6h10 du mat’.

Si, historiquement parlant, le 10 mai reste le jour de l’invasion de la Belgique par les allemands, pour Arnaud, cette date représentera toujours un démarrage bien trop matinal dans la vie. Depuis, il déteste les débuts de semaine tout comme il déteste les journées qui commencent avant 14h !

Passionné d’histoires fantastiques et fortement encouragé par ses amis imaginaires, ou ses névroses précoces, c’est selon, il essaye de pondre des romans alors qu’il n’est pas plus haut que trois pommes. Il fait ses armes en squattant le vieil ordinateur de ses parents mais découvre avec effroi que pondre un best-seller s’avère plus fastidieux qu’il ne le pensait.

Avec les années, Arnaud se découvre des passions égales pour le cinéma, l’écriture scénaristique et la musique. En parallèle, il s’engage quelques temps dans la défense des droits des personnes LGBT au sein d’une fédération wallonne. C’est en se nourrissant de ses différents centres d’intérêt qu’il décide, à l’automne 2019 de commencer l’écriture de son premier roman – Cortisol Queen – une plongée dans la psyché d’un homme gay, pour y dépeindre la réalité « post coming-out », les effets à long terme du trop-plein de stress accumulé pendant l’adolescence, et la solitude qui règne au sein d’une communauté où les individus se sont bien souvent conditionnés au rejet.

Citation préférée :
“If you go home with somebody, and they don’t have books, don’t fuck ’em!” John Waters

Informations complémentaires

Poids ND
Format

Broché, Ebook

3 avis pour Cortisol Queen

  1. Ichmagbücher

    Le livre aborde en effet la difficulté de vivre en société lorsque l’on est différent par son orientation sexuelle. On subit le regard des autres, des moqueries, des insultes, des violences, du rejet, des reproches, en gros l’intolérance sous toutes ses formes. Quelque part, Lou a de la chance, sa mère ne démontre qu’une certaine incompréhension, elle l’aime et le protège à sa façon, même si certaines choses lui échappent.

    La narration propose une alternance entre présent et passé. Au fil des réminiscences de Lou, on découvre sa relation avec Sacha, qui gagne en profondeur à chaque nouveau chapitre, c’est ce que j’ai préféré dans ce roman. On l’accompagne au lycée où l’hypocrisie et la trahison blessent davantage que les esprits étriqués ne frappent, où parfois la famille censée vous soutenir vous rabaisse plus bas que terre ; on l’encourage à surmonter ces épreuves. D’un côté, Lou paraît vulnérable et timide, d’un autre certaines de ses initiatives montrent le contraire. J’ai eu un peu de mal à le cerner. J’ai plutôt apprécié cet aspect sur l’homosexualité et le coming-out.

    Cependant, on suit trois personnages accablés par des idées noires, qui papillonnent d’un partenaire à l’autre, refusant de s’attacher, qui essaient de noyer cette obscurité au fond d’une bouteille ou dans la blancheur de la poudre. La dépression des personnages a eu raison de moi. Je crois que je vais éviter ce thème à l’avenir, parce que le mal-être des personnages est contagieux, comme s’ils tentaient de se délester de ce fardeau en me le refilant.

    Au départ de ma lecture, j’ignorais ce que le récit m’offrirait, mais je m’attendais à de l’émotion, et malheureusement, les personnages ne m’ont pas particulièrement touchée. Au-delà de la question de l’orientation sexuelle, ce sont la dépression et les dépendances nocives des personnages qui m’ont atteinte en premier ; et la façon dont on m’a vendu le livre laisse croire que c’est le lot de tous les LGBT, une pensée dérangeante. Heureusement, l’épilogue finit sur une touche plus optimiste.

  2. garance.dejorna (client confirmé)

    J’attendais la sortie de ce bouquin avec impatience, et bah purée… jolie claque. Je l’ai lu en deux jours à peine. Ce n’est pas une romance, je précise, mais quelque part, c’est quand même une histoire de cœur, celle d’une vie parmi tant d’autres qui vous laisse, le temps de quelques pages, entrer dans son existence.

    Lou est homme sans réelles attaches, ni à la vie ni au reste. Lorsque son meilleur ami, Sacha, meurt, il voit sa vie être ébranlée plus qu’elle ne l’est déjà. J’ai aimé ce personnage dans sa façon presque désinvolte de se confronter au monde et sa manière de penser, d’agir, de vivre. Je reconnais que Sacha m’a plus touchée, je l’ai trouvé exceptionnel. Aurélie est un personnage tout aussi incroyable, dans sa façon d’être aussi imparfaite et si attachante à la fois. Les personnages sont vrais. Ils sont vivants, touchants.

    La plume d’Arnaud Arseni est… pêchue. C’est le mot. C’est franc, direct, et certains passages font l’effet d’un coup en pleine mâchoire. Le style va tellement bien à Lou que l’union était parfaite. Sans fioriture, et pourtant avec de la poésie lorsqu’il en fallait.

    J’ai aimé les messages qui en découlaient, la morale qui s’insinue à travers les pensées de Lou, les réalités de nombreuses vies qu’on a tendance à oublier. C’est rude, parfois, mais c’est réaliste.

    Ce roman était court, et peut-être parce que j’étais à fond dedans, la fin m’a laissé un arrière-goût d’inachevé. Peut-être que je m’attendais à plus avant la fin du livre (bien que le dernier chapitre nous marque profondément) sur les personnages secondaires, sur Lou… En bref, c’est bien la seule chose qui m’a contrariée durant ma lecture : le fait de plus l’avoir, justement.

    Merci à l’auteur d’avoir pris la parole à travers le personnage de Lou. J’ai adoré cette histoire, et je la recommande à tous les friands de psychologie et de personnages vrais. Ce roman en vaut la peine.

  3. sheilylarash (client confirmé)

    Cortisol Queen était un livre que j’attendais avec beaucoup, beaucoup, beaucoup d’impatience. Autant dire que je me suis jetée dessus aussitôt le titre disponible. Je l’ai lu en deux heures. Pas parce que je l’ai survolé, au contraire, j’ai lu chaque mot avec beaucoup d’attention et de concentration. Mais parce que Cortisol Queen n’est d’une part pas un gros roman et surtout, ce n’est pas le bouquin qu’on veut poser pour aller se chercher une petite tranche de moelleux au chocolat. J’ai personnellement été scotchée à ma lecture du premier au dernier mot et j’ai pas du tout fait attention aux pages qui défilaient.

    Comme dit, ce livre n’est pas très long, mais il n’est pas trop court. C’est un concentré d’émotions à vif. Desservi par une plume avec un grand sens de la rythmique. J’ai un énorme faible pour les plumes brutales, qui dépeignent la réalité sale sans métaphores pour atténuer et autres tournures de phrase alambiquées. Mais qui savent sublimer l’instant d’un moment de grâce avec une touche de poésie. L’auteur le fait avec talent. Vraiment une super découverte en ce qui concerne la plume. Cette dernière, a de plus un petit côté mordant et cynique qui n’est clairement pas pour me déplaire et qui se marie à Lou à la perfection.

    Lou. Lou est un protagoniste intéressant qui vient rafraîchir le paysage de ce qu’on a l’habitude de lire et ça fait du bien. J’aime ce genre de héros qui parlent avec un cynisme et une presque lassitude des choses. J’ai aimé son côté mordant, j’ai aimé sa sensibilité, j’ai admiré sa force. Parce que Lou est quelqu’un de fort. Sacha l’est aussi. Aurelie aussi. Ils le sont tous. J’ai énormément aimé découvrir Sacha dans les souvenirs, c’est peut-être mon personnage préféré. Quant à Maxime… OK, ne parlons pas des sujets qui fâchent.

    Le livre aborde des thématiques complexes et casse gueules. Mais pas pour Arnaud Arseni. Sûrement parce qu’on sent très vite que ce roman tient plus de la réalité que de la fiction. Il y a une force, une intensité dans les mots choisis, un réalisme dans certaines scènes, qui me font dire que ça ne s’invente pas. Qu’il y a beaucoup de vécu et de personnel. L’auteur a parfaitement su manier les thématiques de son roman, sans jamais tomber dans l’exagération ou le pathos. Il les traite en plus avec beaucoup d’originalité et ça, ça fait très plaisir à lire.

    Le livre est dur et le livre est beau. Il y a autant de caresse que de gifle, comme dirait Christophe André. J’admets que certaines scènes été hard à lire. Pas parce que mal écrite mais parce qu’elles faisaient pas mal écho en moi. Et c’est aussi une force du livre. Cette capacité à insuffler les émotions.

    Je terminerai aussi par dire que c’était très intéressant de suivre cette tranche de vie d’un gay. Sur la dimension des combats, des difficultés sociales. Ce n’est peut être pas un livre à mettre entre toutes les mains, mais c’est un livre qui mérite d’être lu, ne serait-ce pour les sujets abordés et auxquels les gens ne sont pas assez sensibilisés. Que ce soit le suicide, la dépression ou encore l’homophobie.

    Le dernier chapitre est pour ma part un véritable chef d’œuvre à lui-meme. L’épilogue est inattendu et quelque part conclut bien Cortisol Queen. Quelque part, j’ai un sentiment de boucle bouclée entre le début et la fin mais c’est peut être mon esprit d’analyse qui part beaucoup trop loin.

    Un auteur à suivre, j’ai hâte de voir ce qu’il proposera par la suite. 🙂
    Et je veux le livre papier pcq cette couv est belle à m’en mettre des papillons dans le v… entre. On peut vraiment applaudir la ME pour la beauté de beaucoup de ses couvertures et pour souffler un vent de nouveauté qui fait du bien dans la littérature lgbt.

    PS : Je ship Lou et Chardonnay !

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